A coeur ouvert

le blog de Régis de BERRANGER

14 mai, 2012

Lille Gospel challenge

Classé dans : Culture,Foi et religion — Régis de BERRANGER @

Lille Gospel challenge dans Culture index-150x99Qu’est-ce qui permet que vous passiez une soirée où tout est réuni: la musique, la qualité, la tendresse, le service, le recueillement, la joie….. j’en oublie sûrement !

Tel a été le cas ce samedi à Saint Maurice de Lille: vous prenez la rencontre entre le responsable d’une association humanitaire au Bénin (Association Santé et Education de Lille) et un musicien, de la conviction et vous faites appel à qui veut pour participer une chorale de Gospel.

La première année, 60 participants, puis 80, et enfin 150 cette année, par les annonces et le bouche à oreille; tous étaient motivés par l’expérience, voulaient se dépasser, aller au bout d’eux-mêmes, et découvrir que de limites personnelles il n’y en avait pas.

Ce samedi, c’était le concert de Lille (il y a des expériences identiques en Bretagne et à Paris), qui venait en point d’aboutissement du challenge; oui, un vrai challenge, car il n’y a pas eu plus de 10 séances pour apprendre, donner cohésion au groupe. De plus, tout ce travail de préparation s’est fait sans accompagnement musical, les musiciens ne venant qu’au dernier moment.

Travail de groupe, motivation, dépassement de soi, engagement  personnel quand, ceux qui le voulaient, pouvaient chanter en solo.

Et lorsque vous découvrez, par surprise, que votre fille (sœur, cousine, amie) se trouve parmi ces « solistes », que dire de l’émotion que vous ressentez ?!

Aussi, pour que la soirée soit réussie, il faut un public, 1000 personnes composées pour la plupart de proches; sans doute, par habitude, convention, nous étions dans une église, on ne se lève pas facilement que cela pour participer de tout son corps à des chants qui sont aussi prières, celle de ces esclaves noirs d’Amérique ; mais de temps en temps, quand même…..

Oui, la soirée fut belle, et il y en aura d’autres puisque le challenge reprendra l’an prochain.

Sans doute, lorsqu’ un ou une de vos enfants est partie prenante d’un tel pari, vous manquez d’objectivité, vous ne voyez pas tout, comme les petites imperfections, les petits couacs (il y en eut, peu !); mais que vous soyez surpris par celles ou ceux que vous pensez connaître le mieux montre que nous avons toujours quelque chose à apprendre de l’autre, à découvrir d’elle ou de lui.

La beauté,  n’est pas que dans ce que vous voyez ou entendez  si elle était présente, elle avait d’autant plus d’éclat que celles et ceux qui y ont contribué ont pris des risques,  se sont mis au service d’une cause qui les dépassait.

Cette beauté s’est vue sur leur visage exprimant la joie d’être arrivé au bout de ce qu’ils ont voulu entreprendre, convaincus que beaucoup peut encore être fait lorsqu’on s’engage à porter toujours plus loin ses limites.

Les chants des esclaves venaient en résonnance avec les plaintes que ne pouvaient exprimer ces enfants, esclaves du vingt et unième siècle, au Bénin, achetés pour être exploités, comme ceux que prend en charge A.S.E.

0915-125x150 challenge dans Foi et religionRégis de BERRANGER

11 mai, 2012

Avec humour et tendresse

Classé dans : Vivre — Régis de BERRANGER @

Avec  humour et tendresse dans Vivre images4-99x150On ne peut pas dire que nous en ayons été gavés ces derniers temps, d’humour et de tendresse! Je veux, évidemment parler du contexte électoral, pour me limiter à une vision franco-française! Parce que dans le cadre de la vie personnelle des uns et des autres, j’espère que vous n’en avez pas manqué, ni de l’une, ni de l’autre.

La tendresse

Si derrière le mot de tendresse on peut lire amitié, amour ou attention il n’y a pas de relations qui n’en soient pas éligibles et ce que nous voyons ici ou là ne peut manquer d’interroger;  dans les relations publiques, professionnelles il ne s’agira ni de tendresse, d’amitié ou d’amour (quoique parfois …..), mais on pourra alors parler de reconnaissance ou de respect.

Loin de moi l’idée de ne pas considérer comme important l’engagement politique, et entre autres au niveau national; il est fait inévitablement de confrontations, voire affrontements, débats qui sont tous normaux et sains puisque les projets de sont pas identiques, s’opposent, parfois de manière fondamentale.  Mais, sur la place publique comme sur les réseaux sociaux, on a vu certains se lâcher largement en deçà de la ligne de flottaison, vis-à-vis de l’un ou l’autre candidat, comme vis-à-vis d’autres « amis » qui n’exprimaient pas une opinion identique.

On confond alors le projet, la position et la personne;  nous sommes appelés à juger, parfois rigoureusement, des positions ou propositions, nous ne sommes pas appelés à juger les personnes, les « attaquer » dans leur personnalité ou leur physique.

Rêveur, diront certain? Je ne pense pas: selon le comportement perçu, ces comportements peuvent avoir des conséquences extrêmement négatives quant à l’idée qu’on pourra avoir de la relation à l’autre. Et ceci peut se conjuguer à différents niveaux.

Alors, pourquoi pas  un peu de tendresse ?

Et l’humour

On dit le nouveau Président de la  République en avoir quelque peu; et bien, tant mieux pour lui, car le terrain sur lequel il s’engage est quelque peu accidenté!

Bien évidemment, il y a plusieurs sortes d’humour, à chacun de les chercher; ici je veux parler de celle qui est nécessaire pour avoir le recul suffisant dans ce qu’on fait, dans ce qu’on est. Comme pour la tendresse, je ne prends pas à la légère la lourde responsabilité qui échoit à François HOLLANDE; mais je pense, et ceci concerne les responsabilités de tout domaine ou de tout niveau, il est utile d’avoir du recul par rapport à ce qu’on fait, par rapport à ce qu’on est. Ceci n’empêche pas d’aborder avec tout le sérieux nécessaire ce à quoi on est appelé, ce qu’exige l’activité dans laquelle on est engagé.

A ce niveau, l’humour pourra être signe d’humilité, ironie vis-à-vis de soi quand on se croit plus grand qu’on ne l’est, ou détachement à la britannique qui permet de ne pas se sentir propriétaire de la tâche nous avons à accomplir, tout en agissant avec tout le sens nécessaire des responsabilités;  aussi, quand l’humour est exercé à notre encontre, pour peu qu’elle n’est pas dépourvue du nécessaire respect, sera le regard critique qui nous amènera à modifier le comportement, à revenir sur terre.

Alors, me direz-vous, c’est bien gentillet tout cela, mais comment faire ?

Je vous propose une méthode, sans doute y en a-t-il d’autres: regardez les enfants chez vous, autour de vous; ne sont-ils pas rayonnant de cet humour et de cette tendresse ?

 

32533_104186366295449_100001122587246_39974_6210341_n-300x199 enfants dans VivreRégis de BERRANGER

9 mai, 2012

8 mai : que l’embellie prenne racines

Classé dans : Politique — Régis de BERRANGER @

8 mai : que l’embellie prenne racines dans Politique images3-150x96Tout démocrate n’a pu qu’apprécier les belles images des célébrations du 8 mai à l’Arc de Triomphe; oui, j’ai ressenti de l’émotion et apprécié.

Les gazettes pourront analyser, comme elles le souhaiteront, les ressorts de l’un et l’autre des « présidents, » et gardons tout simplement les symboles vus.

Et on ne peut que souhaiter que cet embellie n’en soit pas une, mais le signe d’une autre pratique de la politique: « I have a dream ! »

Trois éléments ne peuvent qu’être signe de perturbation ou d’orage :

  • Le comportement au plus niveau est essentiel si on croit, tel est mon cas, à la valeur de l’exemple;  exemple qu’on peut craindre quand les comportements ne sont pas à la hauteur. La campagne récente, et pour qui blogue ou s’intéresse aux réseaux sociaux, certaines déclarations, posts, chats,… interpellent sur la notion qu’on les uns et les autres (et vice et versa) du respect et des règles démocratiques et des personnes: combattre des positions ou juger des actes, oui, juger ou caractériser des personnes, des physiques, utiliser des jeux de mots, etc…, non !

Pour en rester aux réseaux sociaux, sans doute est-ce le risque de ceux-ci de laisser s’exprimer les instincts bruts, les jugements à l’emporte-pièce.

  • Le deuxième élément de perturbation est à craindre avec les élections législatives toutes proches; tenant compte des enjeux, des risques pour les uns et les autres, des éléments perturbateurs venant de ceux qui font leur lit électoral de la dénonciation, on peut craindre de voir refleurir les noms d’oiseaux, les jugements a priori, les manœuvres de toutes sortes.
  • Enfin, si la campagne présidentielle a pris un moment le dessus, on peut s’inquiéter du retour des « affaires » qui continueront à empoisonner l’atmosphère tant qu’elles n’auront pas été éclaircies; la presse de ce matin s’en fait à nouveau l’écho.

Dans le précédent billet, je disais ce que, pour ma part, devait être le comportement du nouveau président de la république tenant compte des résultats et celui de nous tous, particulièrement ceux de ma famille de pensée.

Une initiative doit être relevée: le magazine Le Pèlerin a donné la parole à douze personnalités qui interpellent François HOLLANDE sur différents grands thèmes de la solidarité à l’éthique et le bioéthique, de la famille à l’école, etc… Je souhaite que cette initiative soit élargie car, d’une part, elle me paraît un moyen de fédérer les chrétiens qui se sont prononcés, lors de ces élections, de manières différentes; et, d’autre part, les dépasse largement et concerne chacune et chacun d’entre nous, au-delà des appartenances religieuses et philosophiques.

Les grands défis, qu’ils soient nationaux ou internationaux, financiers, liés à la solidarité, à l’accueil,… ne sauraient trouver de solutions sans unité et rassemblement, qui n’excluent pas l’expression de désaccords mais qui sont des moyens pour les résoudre. Cette initiative du Pèlerin y contribue, d’autres sont prises, il appartient au président élu de les prendre en compte pour que ce rassemblement et le chemin ensemble soient possibles.

0914-250x300 démocrate dans PolitiqueRégis de BERRANGER

7 mai, 2012

Après l’élection de François HOLLANDE : mesure, responsabilité, engagement

Classé dans : Politique — Régis de BERRANGER @

Après l’élection de François HOLLANDE : mesure, responsabilité, engagement dans Politique images2-150x150Sans surprise, François HOLLANDE est élu Président de la République; si on regarde un réseau social comme Facebook, cette élection est analysée, par certains, comme un cataclysme, avec des mots extrêmes, parfois avec un manque de respect minimum.  Certaines expressions le sont au nom de la foi, des principes non négociables, de l’Eglise qui est autre que ce que certains voudraient, qui, en tout cas, ne peut être accaparée par telle ou telle tendance, tel ou tel parti.

Mais beaucoup, plus, de ceux qui n’ont pas voté pour l’élu font des analyses plus républicaines qui signifient reconnaissance d’un vote démocratique, ce qui ne signifie pas approbation à tout ce qui pourra se dire et faire par le nouvel élu, et c’est tant mieux. J’y reviendrai.

Les comportements des représentants des deux candidats, lors des émissions de télévision d’hier soir, nous ont montré ce que devait être la mesure dans un pays républicain.

Les experts analyseront, comme ils savent le faire, le résultat, des conclusions sont déjà tirées ici ou là quand un homme comme Alain JUPPE décide de ne pas se présenter aux prochaines élections législatives.

La majorité sortante ne manquera sans doute pas de regarder les choses de prés, alors que les familles qui la composent ont perdu toutes les élections depuis 2008: ce serait, à mon avis, trop court de tout mettre sur la crise, mais il doit bien y avoir des raisons liées aux orientations ou la stratégie suivie.

Il n’en demeure pas moins que les « scores » sont tels que si la victoire est nette, elle ne l’est pas dans des proportions qui permettent au vainqueur de considérer qu’il a un chèque en blanc pour appliquer tout ce qu’il a proposé; au score obtenu, il fait aussi ajouter les indices qui disent que François HOLLANDE n’a pas reçu une adhésion nette, mais que la moitiés des personnes qui ont voté pour lui ont émis un vote contre Nicolas SARKOZY (il y a les mêmes indices de ce côté-ci).

Si cette élection permet de sortir de relations de tension, de caractérisation, d’opposition voulue entre différentes catégories, secteurs de la population, beaucoup aura été fait; si l’accueil de l’autre, la solidarité, le respect des uns et des autres guident les nouveaux responsables de notre pays et y invitent chacun, tant mieux.

Mais ils devront faire face à une situation économique et financière difficile, tout étant à faire;  le gouvernement ne pourra pas ne pas en tenir compte. Les engagements pris, en particulier dans le domaine de l’emploi, de l’école sont tous respectables, mais si les respecter a pour résultat d’aggraver les déficits budgétaires, le bien deviendra un mal ;  c’est ici que toute leur responsabilité est engagée, et celle de nous tous face aux choix, programmation, étalement inévitables.

Ce qui devra dominer dans les critères sera la prise en compte de la situation des secteurs, des personnes les plus en difficulté.

Et des plus faibles.

Et toute notre vigilance sera alors sollicitée: être faible n’est pas qu’une question de moyen matériels, n’est pas que sociale; elle est tout simplement liée à la vie, du début à la fin, aux fragilités familiales.

Je ne suis pas sûr que la priorité de l’heure, soit de mettre en cause les équilibres trouvés, en particulier par les lois de bioéthiques; y toucher ne peut que porter atteinte, affaiblir le nécessaire rassemblement à l’avancée de notre pays.

Alors que s’ouvre donc une nouvelle période de notre histoire, l’engagement de tous est requis pour participer lorsque ce sera possible, approuver lorsque nous le pourrons, refuser lorsque ce sera nécessaire.

0913-125x150 faibles dans PolitiqueRégis de BERRANGER

4 mai, 2012

Au-delà d’un vote

Classé dans : Accueil,Politique — Régis de BERRANGER @

Au-delà d’un vote dans Accueil images1-140x150Notre pays arrive à la fin d’une longue séquence politique; en effet, on peut considérer que celle-ci a commencé avec les primaires socialistes, il y a presqu’une année.

C’est maintenant le moment du vote, de la décision.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je n’ai pour ma part aucune certitude, et je ne suis a priori pas le seul si on veut bien regarder certaines enquêtes: les motivations qui amènent à se prononcer pour l’un ou l’autre candidat sont équilibrées entre les aspects « pour » et les aspects « contre »,  à savoir l’adhésion aux propositions des prétendants et le refus du concurrent.

En fin, d’ailleurs, la différence de voix entre les deux candidats ne sera pas telle que le vainqueur pourra considérer qu’il a un soutien large.

Il ne saurait être question de relativiser l’importance de l’élection présidentielle: c’est un moment important pour notre pays, mais aussi, bien au-delà, pour l’Europe et les relations internationales. Pour autant, ceci ne saurait être un absolu: il n’y en a pas à l’échelle humaine, le seul absolu nous transcende.

Dans une période de campagne électorale, les relations se tendent, chacun argumente, débat, les soutiens s’affrontent; ceci est normal et il ne pourrait y avoir débat s’il n’y avait pas cette confrontation, des désaccords. Mais les personnes qui les expriment, quel que soit cette expression, sont à l’égal les unes des autres et nul ne peut s’ériger en juge des uns et des autres: le jugement est sur l’idée, non sur la personne qui l’exprime. Pour ma part, j’ai ressenti de l’inquiétude devant certaine expressions publiques ou dans des échanges sur les réseaux sociaux.

Le 7 mai, tout restera à faire, et d’abord le rassemblement: cela sera sans doute difficile car s’enclenchera aussitôt la campagne pour les élections législatives. Mais qui peut penser que nous saurons, divisés, répondre aux défis, qui dépassent les seules questions de dette, de budget ou économiques;  ils se nomment aussi respect, solidarité, accueil, travail, éducation, avenir, vie…..

Les clivages apparus au cours de la ou des campagnes devront être dépassés, les équilibres de la société respectés ou rétablis.

Les gouvernants, les élus ne sont pas seuls en cause: si les uns et les autres nos avons, d’une manière ou d’une autre, participé à ces campagnes, nous devrons continuer à être mobilisé pour rappeler cette exigences, approuver ce que nous pouvons approuver, combattre ce que nous devrons combattre.

Notre responsabilité est d’être acteurs et non spectateurs.

0911-125x150 débats dans PolitiqueRégis de BERRANGER

2 mai, 2012

Un autre 1er mai…..

Classé dans : Vivre — Régis de BERRANGER @

Un autre 1er mai….. dans Vivre images-150x150Certes, il y a eu le 1er mai, celui de la manifestation des travailleurs, avec ou sans emplois, la traditionnelle au sens de constance et de passation de témoins à travers l’histoire du monde du travail, et les autres qui n’ont été qu’utilisation détournée.

Et celui que j’ai également vécu et qui m’a fait prendre le recul nécessaire dans un contexte pas emballant.

D’abord, il a fait beau: tant mieux pour toutes celles et tous ceux qui étaient dehors; c’est vrai que ça fait du bien, que la carcasse se sent mieux et que le moral en est amélioré.

Là encore tradition, j’ai cherché de bonne heure le brin de muguet pour mon épouse: futile ? Non, la tendresse et l’amour ont aussi besoin de ces petits gestes, et cela sent si bon ? Une remarque, alors que la rue commerçante était, pendant longtemps, noire de blanc, du blanc des clochettes, il n’avait plus ce jour-là que quelques vendeurs: plus d’associations, de partis politiques, de mouvements, mais encore quelques familles qui se font ainsi un peu d’argent. Est-ce un signe ? Ce qui n’a pas changé, c’est le fleuriste qui râle toujours de cette concurrence loyale !

Et cette tradition nous a permis de voir arriver les visages réjouis de nos petits-enfants, heureux de nous faire ce cadeau ?

Le temps au beau et la générosité d’une amie m’a permis de planter mes tomates: des « cœur de bœuf » et des « marmande » en attendant des « cerises » pour les apéros et la déco !

Ah oui ! Deux informations essentielles: d’abord, un riche australien a décidé de financer la construction de nouveaux « Titanic, » ressemblant comme des frères jumeaux à celui qui a coulé en 1912; le premier devrait être achevé en 2016, construit en………..Chine ! Si ça l’amuse ? Mais au fait, ne sommes-nous pas en situation de crise ?

Et la dernière information: c’était, ce premier mai, l’ouverture de la pêche, celle en rivière, parce que celle aux voix est ouverte depuis longtemps, sans carte de permis à jour et là même où elle est interdite !

Enfin, ce soir, « le grand débat, » : je reprendrai l’expression de mon curé en Vendée qui recommandait le 22 avril d’aller voter; il concluait en disant qu’il y aurait, en fin, des « Jean qui rit » et des « Jean qui pleure ! » Cela permet de relativiser la confrontation politique et l’absolu qu’on veut voir chez l’un ou chez l’autre.

091-125x150 enfants dans VivreRégis de BERRANGER

30 avril, 2012

Classé dans : Politique — Régis de BERRANGER @

 dans Politique images4-147x150Parler à…, parler comme…, excès et valeurs !

Ce mois d’avril aura été plus réel que virtuel ! Soyez rassurés ! Je ne veux pas dire que je me suis réfugié dans je ne sais qu’elle vie, fuyant la réalité de ce bas monde.

Non, mais j’ai laissé quelque peu de côté les échanges par la voie virtuelle d’internet pour prendre du temps pour une réflexion plus intérieure, durant la Semaine Sainte, ou pour partager avec les uns et des autres de mon entourage; de plus, comme je l’ai dit dans mon dernier, court, billet, il me semble que le contexte de débat (?) actuel pollue l’écoute pour autre chose.

Néanmoins, devant un certain nombre d’éléments qui ravivent mon inquiétude, je vais consacrer ce retour billettiste à ce qui en est la cause.

Chacun a en tête les résultats du premier tour des élections présidentielles; les médias insistent particulièrement sur les prés de 18% d’électeurs qui se sont prononcés pour la candidate du Front National, mais on ne peut passer sous silence, aussi, le fait que plus de 30 % se sont prononcés pour des candidats ne prétendant pas à l’exercice du pouvoir, à forte tonalité réactive, protestataire.

Aussi, celui qui semblait incarner une certaine sagesse, a perdu 50 % des voix qu’il avait obtenues en 2007.

Alors, s’il n’en reste que deux ce seront ces deux-là! Ils se doivent, pour être élus, convaincre chez chacun de ces précédents candidats: cela peut friser le grand écart qui peut être cause de déchirure musculaire pour qui n’y est pas préparé.

Pour les convaincre, il faut donc parler aux électeurs en sachant qu’à gauche la discipline de report est plus forte que dans l’autre camp.

Aussi, au-delà du caractère protestataire, il y a chez la candidate du Front national des positions, déclarations à caractère nationalistes, d’exclusions, de rejet qui sont, de mon point de vue, inacceptables.

Parler à ces électeurs ne peut signifier parler comme les candidats pour lesquels ils se sont exprimés, mais répondre aux interrogations formulées, inquiétudes qu’ils ont exprimées: l’emploi, l’avenir de la jeunesse, la diversité, l’immigration,…ne peuvent être abordé en essayant d’opposer les uns et les autres, mais en traçant les perspectives autour d’un projet.

Je prendrai qu’un exemple.

Je m’étais inquiété, ici, des attaques du président-candidat à propos de ce qu’il a appelé les corps intermédiaires, et entre autres les syndicats; il a voulu, à l’occasion du 1er mai, organiser une manifestation pour ce qu’il a appelé le « vrai travail », opposant ainsi les uns et les autres. Après avoir dit qu’il n’en avait jamais parlé, il a reconnu que la formule n’était pas bonne: y aurait-il des slogans pour les meetings et d’autres positions pour les débats policés? Mais le mal était fait et le premier ministre, aujourd’hui, doit rectifier le tir sur ce qui est dit sur les syndicats, reconnaître leur rôle.

Et on a vu fleurir, en réaction, des comparaisons avec certaines périodes de notre histoire qu’on pensait révolues, des qualificatifs qui ne pouvaient que blesser.

On peut craindre, pour les jours qui viennent avant le 6 mai, que le climat reste dans une grande tension, dans le lancement de ce qu’on appelle les boules puantes, dans l’attaque personnelle et l’invective; alors que les enjeux, et justement les réponses à ceux qui ont manifesté des inquiétudes le 22 avril, exigent responsabilité, propositions et rassemblement.

Et bien des électeurs, dont je suis, se trouvent dans une situation où le choix demeure d’une grande difficulté quand on considère que la seule voie possible passe par les respect de chaque homme et de chaque femme dans ce qu’il est, au-delà de la couleur ou de l’origine, le respect des êtres en devenir, tout simplement de la vie dans tout ce qu’elle est, de ce qu’elle représente.

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire à plusieurs reprises, nous sommes tous renvoyés à ce qui est le plus beau, tout en étant le plus difficile à suivre, c’est-à-dire notre conscience. C’est aussi là que se situe la consolidation de la paix intérieure.

Pour ma part, le choix entre les différentes possibilités sera en fonction de la réponse que je voudrai apporter la question suivante: comment faire avancer ensemble le projet pour les hommes et les femmes de notre monde, et donc de notre pays? Je prétends que générosité et réalisme peuvent se conjuguer ensemble.

0914-125x150 conscience dans PolitiqueRégis de BERRANGER

14 avril, 2012

Silence…..

Classé dans : Vivre — Régis de BERRANGER @

Silence..... dans Vivre images3-150x150Le contexte que traverse notre pays ne me paraît pas propice aux débats sereins.

Je me suis exprimé à plusieurs reprises sur ce qui me paraissait être les enjeux du choix que nous allons effectuer le 22 avril et le 6 mai;  il ne me paraît pas nécessaire d’y revenir et j’invite les lecteurs à se rapporter aux différents billets.

J’ai donc limité mes derniers textes à des sujets touchant à la famille ou des réflexions spirituelles, entre autres; tel sera encore le cas les prochaines semaines.

Il sera toujours temps, ensuite, de reprendre les échanges, la période dans laquelle nous entrerons y sera sûrement propice.

A tous et et à chacun, bonne réflexion et en toute conscience.

0913-125x150 réflexion dans Vivre

13 avril, 2012

Catho et écolo ou écolo et catho ?

Classé dans : Foi et religion — Régis de BERRANGER @

Catho et écolo ou écolo et catho ? dans Foi et religion index-150x99Un évêque vient de publier un livre portant le titre « Peut-on être catho et écolo ? »

Je n’ai pas lu ce livre et il ne s’agit donc pas d’en donner un avis ici. Mais je prends cette question à mon compte en la modifiant : « Peut-on être catho et ne pas être écolo ? »

Certes, encore faut-il être d’accord sur ce que signifie ce terme: je suppose que pour l’évêque en question, Monseigneur REY, de Fréjus-Toulon, en tout cas pour moi, ce terme dépasse tout ce qui peut avoir trait à ce qu’on voit, entre autres, dans la campagne des présidentielles en cours.

Que signifie l’écologie ? Si on prend la définition du Larousse, il s’agit d’une science qui « étudie les relations des êtres vivants entre eux et avec leur milieu. » L’écologisme est un « courant de pensée tendant au respect des équilibres naturels,  à la protection de l’environnement contre les nuisances de la société industrielle. »  

Nous voyons donc bien que, selon l’une ou l’autre définition, cela va bien au-delà des batailles politiques nationales autour de « l’écologie », trop souvent occultée par la seule énergie nucléaire quand bien même d’autres aspects seraient abordés, des actions, démarches entreprises sur l’ensemble du territoire dépassant ce seul aspect.

Revenons à la définition du dictionnaire qui nous dit qu’il s’agit d’étudier les relations des êtres vivants entre eux; les êtres vivants, cela concerne les humains et les animaux, mais, au préalable, les hommes et les femmes entre eux avant de parler des relations avec leur milieu, la nature.

Nous voyons alors que les actions, les démarches, les raisonnements ne peuvent être, ici comme ailleurs, qu’être guidés, orientés pas ce qui nous constitue, pas les options philosophiques et spirituelles des uns et des autres.

Pour que les équilibres écologiques puissent être respectés, encore faut-il que chacune des « parties prenantes » le soit dans ce qu’elle est, dans le rôle qui est le sien; est ici alors posée l’idée qu’on se fait du vivant, de l’être. Du point de vue que je me place, les équilibres écologiques ne pourront être sans respect de la hiérarchie entre les humains, les animaux, les végétaux: tous ne sont pas égaux, tous ne sont pas objet.

Pour en revenir au titre de ce billet, la référence pour le « catho », et pour tous les croyants qui se réfèrent à la Bible, la Genèse nous dit cette hiérarchie: l’homme et la femme ont été créés, sont venus, alors qu’animaux et végétaux peuplaient déjà la terre, pour les soumettre (Genèse 1, 26-31), soumettre ne signifiant pas exploiter, abuser, mais faire en sortes que les uns et les autres vivent en harmonie, de développent, profitent dans l’équilibre voulu.

Ne pas se référer à des valeurs qui transcendent ne peut que limiter la réflexion à des valeurs trop humaines avec toutes les limites et les risques que nous connaissons, les dangers pour l’homme, pour les équilibres.

Ceci concerne chacune et chacun d’entre nous, dépassant donc largement les « cathos »; pour ces derniers, chacun comprendra que ma conclusion consiste à dire que non seulement on peut être catho et écolo, mais qu’un catho ne peut être qu’écolo, au-delà de toute frontière partisane et donc restrictive. 

0912-125x150 écologie dans Foi et religion

10 avril, 2012

De générations et générations…..

Classé dans : Famille — Régis de BERRANGER @

De générations et générations..... dans Famille images2-150x99Y a-t-il des sujets, aujourd’hui, qui mériteraient analyses, commentaires, en fin de compte un billet ? Oui, évidemment et particulièrement ceux marquant le malheur des gens comme en Syrie et la poursuite des massacres ou à Stains et la mort de deux personnes venues simplement pour prier le jour de Pâques.

Peut-être cela viendra-t-il, mais j’ai choisi de parler de bonheur dans le droit fil du précédent billet.

J’ai appris aujourd’hui une naissance et un projet de naissance.

La première était attendue chez une très proche: voilà que se poursuit la passation du témoin de générations en générations familiales; c’est une grande joie pour les parents, les grands parents. La vie ne leur a pas toujours été facile, traversée de difficultés et d’épreuves, mais petit à petit les fils d’une vie heureuse, stable se sont renoués. Cette naissance est une sorte d’aboutissement dans une reconstruction ouverte vers l’avenir et pleine d’espérance.

Alors qu’incertitudes et questions peuplent les jours de notre actualité, il est heureux que certains puissent construire, dire leur joie qui peut aussi être l’occasion de renouer des fils familiaux distendus.

A ceux qui entourent cet enfant, parents, proche ou moins proches de lui permettre d’avancer dans la vie afin qu’elle soit belle………..mais laissons le d’abord faire ses premiers sourires !

Le projet de naissance vient chez un couple qui a connu une extrême douleur en perdant une jeune enfant après quelques années d’une maladie sans pitié.

Que dire dans ce type de circonstances? Rien, une première naissance est venue ensuite, et aujourd’hui l’annonce d’une seconde.

Le souvenir d’un bout de chou marque indéfiniment; celui-ci peut être obstacle à d’autres projets d’avenir, d’être à nouveau parents; mais aussi, les frères et sœurs  venants peuvent être force de surmonter la douleur, d’embrasser l’avenir  et montrer là où nous sommes invités à porter le regard.

Dans le précédent billet, je parlais d’espérance à propos de témoignages entendus lors de la Messe chrismale de mon diocèse; l’espérance n’est pas exclusive, tout homme, toute femme peut l’embrasser.

Je sais ne pas trahir la pensée des parents concernés ici pour dire que ces naissances en sont marquées.

Puissions-nous, là où nous sommes, aussi la voir.

0911-125x150 dans Famille