Lille Gospel challenge
Qu’est-ce qui permet que vous passiez une soirée où tout est réuni: la musique, la qualité, la tendresse, le service, le recueillement, la joie….. j’en oublie sûrement !
Tel a été le cas ce samedi à Saint Maurice de Lille: vous prenez la rencontre entre le responsable d’une association humanitaire au Bénin (Association Santé et Education de Lille) et un musicien, de la conviction et vous faites appel à qui veut pour participer une chorale de Gospel.
La première année, 60 participants, puis 80, et enfin 150 cette année, par les annonces et le bouche à oreille; tous étaient motivés par l’expérience, voulaient se dépasser, aller au bout d’eux-mêmes, et découvrir que de limites personnelles il n’y en avait pas.
Ce samedi, c’était le concert de Lille (il y a des expériences identiques en Bretagne et à Paris), qui venait en point d’aboutissement du challenge; oui, un vrai challenge, car il n’y a pas eu plus de 10 séances pour apprendre, donner cohésion au groupe. De plus, tout ce travail de préparation s’est fait sans accompagnement musical, les musiciens ne venant qu’au dernier moment.
Travail de groupe, motivation, dépassement de soi, engagement personnel quand, ceux qui le voulaient, pouvaient chanter en solo.
Et lorsque vous découvrez, par surprise, que votre fille (sœur, cousine, amie) se trouve parmi ces « solistes », que dire de l’émotion que vous ressentez ?!
Aussi, pour que la soirée soit réussie, il faut un public, 1000 personnes composées pour la plupart de proches; sans doute, par habitude, convention, nous étions dans une église, on ne se lève pas facilement que cela pour participer de tout son corps à des chants qui sont aussi prières, celle de ces esclaves noirs d’Amérique ; mais de temps en temps, quand même…..
Oui, la soirée fut belle, et il y en aura d’autres puisque le challenge reprendra l’an prochain.
Sans doute, lorsqu’ un ou une de vos enfants est partie prenante d’un tel pari, vous manquez d’objectivité, vous ne voyez pas tout, comme les petites imperfections, les petits couacs (il y en eut, peu !); mais que vous soyez surpris par celles ou ceux que vous pensez connaître le mieux montre que nous avons toujours quelque chose à apprendre de l’autre, à découvrir d’elle ou de lui.
La beauté, n’est pas que dans ce que vous voyez ou entendez si elle était présente, elle avait d’autant plus d’éclat que celles et ceux qui y ont contribué ont pris des risques, se sont mis au service d’une cause qui les dépassait.
Cette beauté s’est vue sur leur visage exprimant la joie d’être arrivé au bout de ce qu’ils ont voulu entreprendre, convaincus que beaucoup peut encore être fait lorsqu’on s’engage à porter toujours plus loin ses limites.
Les chants des esclaves venaient en résonnance avec les plaintes que ne pouvaient exprimer ces enfants, esclaves du vingt et unième siècle, au Bénin, achetés pour être exploités, comme ceux que prend en charge A.S.E.






















