Syrie : l’enfant au vélo
« Il venait juste de revenir à Maaret al-Noomane, une ville rebelle du nord-ouest de la Syrie, car ses parents pensaient que le danger était passé. Il s’amusait sur son vélo quand une bombe larguée par l’aviation l’a tué et enseveli dans les décombres….. Un autre enfant qui jouait dans la même rue a eu le corps déchiqueté….. »
Et la dépêche de l’A.F.P. continue, tout aussi macabre…..
Cet enfant au vélo, ces enfants sont les nôtres ! Quel mal ont-ils fait ? Aucun, ils jouaient, mais sans doute est-il interdit de jouer, de paraître heureux et insouciant dans un pays où règne la folie meurtrière du fait d’un président aveugle et de son entourage.
La dépêche poursuit le bilan meurtrier, mais est-il possible de compter les morts qui s’ajoutent aux morts?
La voix nous manque à force de crier ! Alors que la construction européenne, qui vient d’être honorée par le Prix Nobel de la paix, s’est construite sur le « Plus jamais ça », quand cet appel pourra-t-il résonner suffisamment fort pour que, enfin, les oreilles s’ouvrent pour entendre, les yeux pour voir !
Des débats essentiels traversent nos pays, comme celui du « mariage dit pour tous » en France; les responsables européens viennent de se mettre péniblement d’accord sur un contrôle des banques, ne cessent d’étudier les moyens de répondre à la crise, de chercher les moyens pour réparer les inconséquences de bien des responsables précédents.
Bien sûr que tout ceci est important et ne peut être négligé; l’auteur de ce blog participe à la sensibilisation, la campagne sur les projets conjugaux du gouvernement; mais puissions-nous ne pas nous laisser enfermer dans nos « problèmes », qui sont parfois des problèmes de « riches », pour être attentifs à ce qui se déroule au-delà de nos frontières.
On peut penser que l’aveuglement coupable des gouvernements Russes et Chinois est cause d’un tel blocage qu’on ne pourra le surmonter; aussi, l’O.N.U. montre ses limites quand des pays membres permanents du Conseil de Sécurité usent et abusent de leur véto.
Mais les combats perdus d’avance sont ceux qu’on ne mène pas.
Alors, manquons-nous d’énergie pour ne pas en donner une part à combattre pour la paix et la démocratie en Syrie ou ailleurs ?
Si, nous avons cette énergie pour faire entendre raison à « ces hommes qu’on nomme grands, » à nouveau des enfants pourront faire du vélo, jouer, être insouciants dans les rues de Maaret al-Noomane ou de Damas, comme ils le sont dans nos rues, nos parcs, nos jardins.
9 commentaires »
Flux RSS des commentaires de cet article.
Laisser un commentaire
Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.

Cette photo est horrible. Et nous restons sans voix, car quoi faire à notre mesure? Se rassembler, manifester pour une intervention en Syrie?
Je crois bien ne pas être une journée sans penser à ce pays, tant il m’a marquée il y a deux ans lors d’un voyage. La population était très accueillante, les enfants gais et souriants; des classes visitaient les lieux antiques, comme les touristes, ils étaient bien encadrés par leur institutrice, pleins de vie…Alep était une belle ville, qui semblait en essor, des immeuble sen construction , de belles façades etc. La férocité de la dictature ne se faisait pas sentir ( contrairement à l’Iran où nous percevions, même pour le touristes, l’oppression) même si notre guide, de confession chrétienne, très opposée au régime nous confiait sa souffrance.Celle-ci se lisait sur son visage.Nous échangions facilement. Je lui ai adressé des mails au début de la « révolution » auxquels elle répondu; dernièrement, je lui ai envoyé deux mots neutres, mais je n’ai pas de réponse. Je pense très souvent à sa famille. Pendant le voyage, je lui avait proposé d’accueillir ses deux neveux, des jumeaux âgés de13 ans qui apprenaient le français dont elle s’occupait.Elle ne m’avait pas dit non…Je ne désespère pas d’avoir de ses nouvelles.
Pardonnez-moi d’avoir été si longue.
Pour moi, pour l’instant, je ne vois que la prière…
Brigitte, merci
Par nature, je n’aime pas le sensationnel, je suis réticent à tout ce qui est trop choquant, dont les photos; après avoir bien réfléchi, j’ai repris celle-ci qui est dans toute la presse, et je ne le regrette pas. Je voulais réagir, bien entendu à ce drame insupportable. Mais, comme vous le lisez et comme je l’ai déjà écrit, je crains que trop pris par « nos » problèmes, aussi importants soient-ils, on oublie ce qui se passe ailleurs, qu’on laisse mourir en silence.
Je sais, évidemment, que la situation syrienne est complexe, mais je ne peux supporter la folie de certains (russes et chinois) et l’atonie d’autres.
Quant aux réactions? Il n’y en a pas qui soient plus importantes que d’autres, toutes doivent être entreprises, dont la prière pour les croyants; mon blog est un lieu, à chacun de trouver le sien.
Cordialement
Oui oui, Régis, je vous entends bien.
Cordialement.
C’est bien dit.
Merci, mon n’veu
vcartfarm.com…
Syrie : l’enfant au vélo…
[...] même, j’ai consacré différents billets, dont un à la suite d’un enfant au vélo foudroyé ; je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il en est de moins en moins fait état [...]
Thank уοu for sharing your thoughts. I гeаlly aρpreсiate youг
efforts аnd I ωіll be ωaіting for уour neхt write ups thаnk you once again.
Feel free to ѕurf to my homepage: lampe torche led puissante
Avec plaisir. Cordialement